normes parasismique

Une règlementation qui évolue

Depuis le 1er mai 2011, la nouvelle réglementation relative à la prévention du risque sismique définit un nouveau zonage. Elle prend en compte le nouveau Code européen de construction parasismique, l’Eurocode 8, qui intègre les derniers progrès en la matière.
Le décret n°2010-1254, du 22 octobre 2010, caractérise le nouveau zonage du territoire selon les probabilités de survenance d’un séisme, telles que l’Eurocode 8 les définit. Désormais, 5 zones ont été spécifiées : de 1 (probabilité très faible) à 5 (probabilité forte). La répartition des communes entre ces zones a été fixée par le décret n°2010-1255. Plus de 21 000 communes sont désormais concernées par les règles de construction parasismique, contre 5 000 seulement auparavant.
Point d’attention : un Plan de Prévention des Risques Sismiques (PPRS) permet de fixer des règles de construction mieux adaptées au contexte local.

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4 catégories pour les bâtiments à "risque normal"

Les bâtiments à « risque normal » sont ceux pour lesquels les conséquences d’un dommage dû à un séisme sont circonscrites à leurs occupants et à leur voisinage immédiat.
L’arrêté du 22 octobre 2010 modifié par l’arrêté du 15 septembre 2014 répartit les bâtiments en quatre catégories d’importance croissante :
* catégorie I : bâtiment dont la défaillance ne présente qu’un risque minime pour les personnes ou l’activité économique (hangar, bâtiment agricole…) ;
* catégorie II : bâtiment d’habitation individuelle et bâtiment dont la défaillance présente un risque moyen pour les personnes ;
* catégorie III : bâtiment dont la défaillance présente un risque élevé pour les personnes et ceux présentant le même risque en raison de leur importance socio-économique ;
* catégorie IV : bâtiment dont le fonctionnement est primordial pour la sécurité civile ou pour le maintien de l’ordre public (hôpitaux, casernes, gendarmeries…).

L’arrêté du 22 octobre s’applique aux bâtiments neufs et aux existants en cas de modifications importantes, aggravant leurs vulnérabilités au séisme. Il définit les règles à appliquer pour les 4 catégories : les règles de construction parasismique, la valeur de l’accélération de référence, et le coefficient d’importance.
Le maître d’ouvrage a la possibilité de recourir à des règles simplifiées pour la construction des bâtiments ne nécessitant pas de calculs approfondis :
* les règles de construction parasismiques des maisons individuelles et des bâtiments assimilés dites « Règles PS-MI, révisées 1992 » s’applique aux bâtiments neufs dans les zones de sismicité 3 et 4 ;
* les règles CP-MI Antilles pour les bâtiments de catégorie d’importance II dans les zones de sismicité forte (5) sous certaines conditions stipulées dans les règles.
Ces règles fixent des exigences en matière de conception mais également sur les dispositions constructives à mettre en œuvre en fonction des solutions techniques retenues.


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Les constructions parasismiques

Les constructions parasismiques sont des constructions destinées à résister à des chocs sismiques importants. Si les maisons de particuliers ne sont pas forcément concernées, certaines habitations dans les zones à risque et certains bâtiments particuliers se doivent de répondre à certains critères pour assurer la sécurité des habitants et de la population.

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Qu’est-ce qu’une construction parasismique ?

Une construction parasismique est, comme son nom l’indique, une construction qui est capable de résister à des secousses sismiques définies au préalable et réglementairement pour chaque zone de sismicité. L’objectif principal de ce type de construction est de ne pas s’effondrer sur ses occupants même si le bâtiment subi des dommages irréparables et de sauver le maximum de vies humaines. Les constructions parasismiques concernent surtout les zones à risque mais aussi les bâtiments et les infrastructures particulières tels que les barrages, les centrales nucléaires et les industries à risque. En effet, il est important qu’ils résistent en cas de séismes forts pour protéger l’environnement ainsi que la santé et la sécurité de la population.



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Les principes fondamentaux d’une construction parasismique


Pour être considéré comme construction sismique, le bâtiment doit répondre à 5 facteurs fondamentaux :
* Le choix du site d’implantation : il est recommandé de proscrire tous les terrains situés sur les reliefs et en haut des ruptures de pente. Il est aussi important de ne pas s’implanter à la limite entre des sols rocheux et des sols mous.
* La conception architecturale : le bâtiment doit être conçu intelligemment et spécialement pour supporter des secousses sismiques importantes. L’architecture doit favoriser un comportement adapté en cas de séisme.
* Le respect des règles parasismiques : ces règles fixent les niveaux de protection requis par région mais aussi par type de bâtiment. Ces règles permettent aussi de fixer les modalités de calcul et de dimensionnement des différentes parties de la structure des constructions.
* La qualité de l’exécution des travaux : les matériaux doivent être scrupuleusement choisis et les bâtiments doivent aussi être dotés d’une protection contre le feu.
* La maintenance des constructions : il est important de bien entretenir les bâtiments et vérifier le bon état de la structure régulièrement pour garantir une efficacité sur le long terme.

C’est seulement en respectant ces 5 principes que le bâtiment pourra être considéré comme étant parasismique. En effet, le non-respect d’un des 5 facteurs pourrait provoquer un effondrement de l’édifice en cas de tremblement de terre.


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